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Chroniques d'Inde - भारतीय इतिवृत्त

Le 16/04/2008 à 17:02

Le récit parcellaire de mes péripéties sur place.

06/07/2002 - Arrivée - आगमन

L’inde est un sacré pays. (Pour ne pas dire un pays sacré…) Dès l’arrivée a l’aéroport, en Juillet, la chaleur est oppressante, et une fois la barrière de la Custom area franchie, je suis de plus assailli de toute part par les chauffeurs de taxis qui me prennent le chariot a bagages des bras pour me mener vers leur véhicule.
Vous comprendrez qu’après le voyage fatiguant, il y a de quoi se faire berner, et c’est ce qui arriva… Mais cela ne doit pas me décourager, j’étais prévenu, et je me suis fait avoir comme un bon gros benêt d’occidental. Passons, c’est pas glorieux et pas bien important, j’aurais bel et bien déboursé la valeur d’un mois de loyer français dans une nuit d’hôtel indien pas terrible. C’est fait, le retour sur investissement sur les mois qui viennent se fera sentir.

Indian flag anniversary

Premières impressions : la circulation indienne. Les gars ont remplace le rétroviseur par le klaxon qu’on utilise en toute occasion. J’apprends que le klaxonnage intempestif est en théorie prohibé depuis cette année a Delhi, et juste après on dépasse un rickshaw sur le cul duquel est écrit “Horn when you overtake, please” (Klaxonnez quand vous me doublez s.v.p.) On rigole un bon coup. Remarque pas dénuée de sens d’un indien : en France votre devise est liberté, égalité, fraternité… mais en Inde c’est VRAIMENT la liberté !!! Ah ah ah !! Premières vaches croisées sur la route, premiers dépôts d’ordures sur les trottoirs, Premières frayeurs quand le chauffeur de taxi force le passage d’un croisement devant un gros camion qui n’avait pas l’air de vouloir stopper… La plupart des ennuis de santé contractés en Inde par les étrangers sont dus a des accidents de la route !


New Delhi est surprenante pour qui a de l’Inde une vision 100% bordélique, en effet, on transite entre axes larges et boisés (héritage de la colonisation) et ruelles cahotiques et sombres. On y dénombre beaucoup d’espaces verts. (Il y a des singes a New Delhi ? et bien oui ! au passage dans une foret en plein coeur de Delhi, la famille singe fait sa toilette sur le bord de la route en matant les voitures passer) Derrière cela il y a des endroit où les maisons en bois “flotté” (i.e. de bric et de broc) et tôles se mêlent aux bâtiments plus propres. De nombreux ronds points dans Delhi, très classieux et bien entretenus, ils n’ont strictement rien a envier à ceux jalousement entretenus par les jardiniers de France.

Indian Institute of Technology Delhi

Arrivée sur le campus qui est hallucinant, énorme, gigantesque. Le bâtiment principal est trop grand, les installations sportives sont bien plus complètes qu’à l’INSA, mais bien moins entretenues. Pas de terrain de rugby, un sport qui ne s’est pas implanté ici ou les contacts physiques restent codifiés : ne touchez pas les autres avec la main gauche réservée aux usages impurs, ou avec les pieds. Alors tu pense bien qu’un gros tas de rugbymen déchaînés ne tente pas les indiens. Il y a aussi une piscine avec plongeoirs jusqu’a 10m ! (mais les plongoirs sont fermés pour cause d’accident survenu durant les années passées) Le rafraichissement promis par ce bassin n’est pas optimal : quelle curieuse sensation de plonger dans l’eau sans ressentir aucune fraicheur, mais plutôt une augmentation de la température.


Ma cité-U est bien sympatique, nommée Kumaon Hostel, d’après une région des contreforts Himalayens. Le personnel est très présent, c’est d’ailleurs très impresionnant: la moindre chose à faire implique de nombreux emplois. Le caretaker du Kumaon (genre de super concierge) est cool : il me prête un matelas. La bouffe est surprenante, rien a voir avec les carris occidentaux. Si certains plats sont très chaudement épicés, ce n’est pas la majorité. Tout est très bon, et je sais pas toujours ce que je mange… Ce matin j’ai raté mon premier petit dej’ pour cause de décalage horaire : je suis arrive juste après la fin, mais j’ai pu sentir que ça n’avait rien à voir avec mes références olfactives matinales… on va goûter ça demain j’espère.

Sachin Tendulkar

Invented by the Britans, mastered by the Indians (Inventé par les anglais, maitrisé par les indiens) dit une affiche de supporter dans le stade anglais ou se déroulent tout plein de matchs internationaux de cricket (vous l’aurez — aisément — deviné) Je me faisait tout un monde sur le cricket, par-ce que — je ne sais plus très bien où — j’ai entendu que les règles étaient incompréhensibles. (comme celles du rugby ?) En tous cas, je pense avoir saisi toutes les grandes orientations du jeu, et actuellement l’Inde est sur le point de battre le Sri Lanka, alors je vous raconte pas l’ambiance dans la salle commune (ou on trouve la TV !). Allez, j’y retourne !

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